Des grands changements ont fait leur apparition sur le système d'écrêtement depuis le 1 janvier 2025, et sont toujours en vigeur en 2026

Qu’est-ce que l’écrêtement ?

L’écrêtement de MaPrimeRénov’ est un mécanisme qui fixe une limite maximale aux subventions afin de ne pas dépasser un certain seuil en fonction des revenus du ménage, l'État détermine un montant maximum d’aides auxquelles les ménages peuvent prétendre dans le cadre de ce dispositif.

Les propriétaires qui envisagent de rénover leurs logements peuvent solliciter des aides locales qui s’ajoutent à MaPrimeRénov’ pour diminuer leur reste à charge. En effet, certaines régions proposent des aides locales pour inciter leurs résidents à rénover leur bien.

Cependant si le montant des aides locales cumulé à MaPrimeRénov’ dépasse le taux d’écretements, alors l’aide MaPrimeRénov est ajustée à la baisse pour rester sous ce seuil.

En augmentant le taux d’écrêtement pour toutes les catégories de revenus alors l’Etat permet aux propriétaires de cumuler davantage de subventions, réduisant ainsi leur reste à charge pour les travaux de rénovation.

vous pouvez retrouver aussi sur notre article les détails pour obtenir une avance des aides MaprimeRenov

Quelles sont les règles d’écrêtement et de cumul des aides en 2026 ?

Depuis les dernières évolutions du dispositif, MaPrimeRénov’ encadre plus strictement le cumul des aides. Le principe d’écrêtement consiste à plafonner le montant total des aides publiques afin que leur cumul (MaPrimeRénov’, CEE et aides locales) ne dépasse pas un certain pourcentage du coût total des travaux.

En 2026, ce taux d’écrêtement varie selon la catégorie de revenus du ménage. Les ménages aux revenus très modestes (profil Bleu) conservent un taux maximal de 100 %, ce qui signifie que les aides cumulées peuvent couvrir l’intégralité de la dépense éligible.

Pour les ménages de la catégorie de revenu modeste ou jaune, le taux d’écrêtement est fixé à 90 %. Cela signifie que l’ensemble des aides cumulées ne peut pas dépasser 90 % du montant des travaux éligibles.

Pour les ménages de la catégorie intermédiaire ou violet, le taux d’écrêtement est fixé à 80 % du montant des dépenses éligibles.

Pour les ménages de la catégorie supérieure ou Rose, le taux d’écrêtement reste limité à 50 % des dépenses éligibles.

Vous pouvez consulter notre article sur les couleurs et barème MaPrimeRénov’ pour avoir plus de détails.

Plafonds de ressources en France en " île-de-france " au 1er janvier 2026

Personnes
composant le foyer
Très modestes Modestes Intermédiaires Supérieurs
1 ≤ 23 768 € ≤ 28 933 € ≤ 40 404 € > 40 404 €
2 ≤ 34 884 € ≤ 42 463 € ≤ 59 394 € > 59 394 €
3 ≤ 41 893 € ≤ 51 000 € ≤ 71 060 € > 71 060 €
4 ≤ 48 914 € ≤ 59 549 € ≤ 83 637 € > 83 637 €
5 ≤ 55 961 € ≤ 68 123 € ≤ 95 758 € > 95 758 €
Par personne
supplémentaire
+ 7 038 € + 8 568 € + 12 122 € + 12 122 €

Plafonds de ressources en France hors " île-de-france " au 1er janvier 2025

Personnes
composant le foyer
Très modestes Modestes Intermédiaires Supérieurs
1 ≤ 17 363 € ≤ 22 259 € ≤ 31 185 € > 31 185 €
2 ≤ 25 393 € ≤ 32 553 € ≤ 45 842 € > 45 842 €
3 ≤ 30 540 € ≤ 39 148 € ≤ 55 196 € > 55 196 €
4 ≤ 35 676 € ≤ 45 735 € ≤ 64 550 € > 64 550 €
5 ≤ 40 835 € ≤ 52 348 € ≤ 73 907 € > 73 907 €
Par personne
supplémentaire
+ 5 151 € + 6 598 € + 9 357 € + 9 357 €

Exemples concrets selon la catégorie de revenus

Foyers aux revenus très modestes

Pour les foyers aux revenus très modestes, le taux d’écrêtement reste fixé à 100 % en 2026.

Cela signifie que le cumul des aides (MaPrimeRénov’, CEE et aides locales) peut couvrir jusqu’à la totalité du coût des travaux, dans la limite des plafonds de dépenses éligibles.

Concrètement, pour 50 000 € de travaux, un ménage très modeste peut donc théoriquement percevoir jusqu’à 50 000 € d’aides cumulées, si le montant des aides auxquelles il est éligible atteint ce niveau.

Foyers aux revenus modestes

Pour les foyers aux revenus modestes (profil Jaune), le taux d’écrêtement est désormais fixé à 90 %.

Ils peuvent donc cumuler MaPrimeRénov’, les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) et les aides locales, tant que le montant total des aides ne dépasse pas 90 % du coût des travaux.

À titre d’exemple, pour 50 000 € de travaux, le montant maximal d’aides cumulées peut atteindre :

45 000 € d’aides, contre 40 000 € auparavant lorsque le taux d’écrêtement était de 80 %.

Foyers aux revenus intermédiaires

Pour les foyers aux revenus intermédiaires (profil Violet), le taux d’écrêtement est fixé à 80 %.

Ainsi, le cumul des aides publiques ne peut pas dépasser 80 % du montant total des travaux.

Dans le cas d’un projet de 50 000 € de travaux, le plafond d’aides cumulées est donc de :

40 000 € maximum, contre 30 000 € auparavant lorsque le taux d’écrêtement était de 60 %.

Foyers aux revenus supérieurs

Pour les ménages aux revenus supérieurs (profil Rose), le taux d’écrêtement reste fixé à 50 %.

Ainsi, pour 50 000 € de travaux, le montant maximal d’aides cumulées ne peut pas dépasser :

25 000 €, contre 20 000 € auparavant lorsque le taux d’écrêtement était limité à 40 %.

Exemple concret selon la catégorie de revenus et les aides locales de la ville de Lyon

Cas d’un foyer aux revenus intermédiaires à Lyon

Prenons l’exemple d’un foyer aux revenus intermédiaires réalisant 50 000 € de travaux de rénovation énergétique.

Supposons que ce foyer bénéficie :

  • d’une aide MaPrimeRénov’ de 28 000 € dans le cadre d’une rénovation d’ampleur,
  • d’une aide locale de la Métropole de Lyon de 5 500 € pour les maisons construites entre 1990 et 2000 visant un niveau équivalent BBC rénovation, avec au moins 35 % de gain énergétique.

Le montant total des aides théoriques serait donc :

33 500 € d’aides cumulées.

Avec l’ancien taux d’écrêtement de 60 %, le plafond d’aides pour 50 000 € de travaux était limité à 30 000 €.

Dans ce cas, l’aide MaPrimeRénov’ devait être réduite afin de respecter ce plafond. Le ménage percevait donc :

  • 24 500 € de MaPrimeRénov’
  • 5 500 € d’aide de la Métropole de Lyon

soit 30 000 € d’aides au total.

Depuis l’augmentation du taux d’écrêtement à 80 % pour les revenus intermédiaires, le plafond d’aides atteint désormais 40 000 € pour 50 000 € de travaux.

Dans ce même exemple, le ménage peut donc percevoir l’intégralité des aides prévues, soit :

28 000 € de MaPrimeRénov’ + 5 500 € d’aide locale = 33 500 € d’aides.