En bref : À ce jour, le Diagnostic Technique Global n’est obligatoire que dans certains cas précis définis par la loi (mise en copropriété d’un immeuble de plus de 10 ans ou exigence des autorités en cas de désordre). En revanche, le DTG est un outil fortement recommandé pour structurer efficacement une stratégie de rénovation complète de l’immeuble.
En 2026, le Diagnostic Technique Global (DTG) s’impose comme un outil incontournable dans de nombreuses copropriétés. À l’heure où les normes de performances énergétiques se renforcent, le DTG s'inscrit comme la première étape d'une rénovation réussie. Alors, quelles sont les copropriétés concernées par le DTG obligatoire en 2026 ? Comment s'intègre-t-il dans votre stratégie de rénovation ? Ithaque fait le point dans cet article.
Anticipez vos obligations grâce à l'expertise technique d'Ithaque
Diagnostic Technique Global (DTG) : de quoi parle-t-on ?
Définition et contenu du DTG
Le Diagnostic Technique Global est un bilan complet de l'état d'une copropriété. Voté en assemblée générale et réalisé par un diagnostiqueur ou un bureau d'études certifié, il analyse les parties communes, les équipements collectifs, la performance énergétique et le fonctionnement de l'immeuble. À partir de cette base, il établit une projection des travaux nécessaires sur 10 ans.
le Diagnostic Technique Global ne se limite pas à un diagnostic énergétique. Il intègre un volet architectural et patrimonial approfondi, restitué dans un livrable détaillé et illustré.
Le DTG permet d’analyser l’état du bâti, les contraintes architecturales, les obligations réglementaires sur les équipements communs, ainsi que la gestion technique et financière de la copropriété. En complément de l’audit copropriété, il fournit des outils concrets pour piloter les travaux, anticiper les décisions en assemblée générale et sécuriser la stratégie de rénovation sur le long terme.
Quels sont les objectifs d’un DTG ?
La réalisation d’un DTG permet à la copropriété de :
- mieux anticiper les travaux nécessaires sur le moyen et le long terme ;
- monter un Plan Pluriannuel de Travaux (PPT) cohérent et chiffré ;
- maîtriser ses charges futures en prévoyant ses investissements sur 10 ans ;
- bénéficier des aides à la rénovation comme MaPrimeRénov’ Copropriété ;
- valoriser son patrimoine et rassurer les futurs acquéreurs.
L’info Ithaque :
Choisir Ithaque pour votre DTG, c’est bénéficier d’une équipe pluridisciplinaire (ingénieurs thermiciens, architectes, experts financement) forte de plus de 100 copropriétés accompagnées, capable de produire un diagnostic clair, pédagogique et directement exploitable, avec un accompagnement possible jusqu’à la conception et la maîtrise d’œuvre des travaux.
DTG obligatoire en 2026 : quelles sont les copropriétés concernées ?
En 2026, le DTG est obligatoire ou fortement recommandé lorsque :
- l’immeuble a plus de 10 ans et qu’il est mis en copropriété ;
- La copropriété présente des désordres (insalubrité, péril…).
Un DTG obligatoire lors de la mise en copropriété d’un immeuble de plus de 10 ans
Quand un immeuble de plus de 10 ans est divisé en lots pour créer une copropriété, le DTG devient une obligation légale. Dans ces conditions, il est réalisé pour informer les acquéreurs sur l'état du bâtiment et les dépenses à anticiper. Sans ce bilan, le projet de copropriété ne peut pas aboutir.
Un DTG exigé par les autorités en cas de désordre
Lorsque l'immeuble présente des désordres (insalubrité, mise en péril, dégradations structurelles…), le maire ou le préfet peut demander un DTG au syndic. L’objectif ? S’assurer que les parties communes ne présentent pas de danger pour les occupants.
L’info Ithaque
Votre copropriété peut aussi décider de réaliser un DTG sans y être obligée. Il suffit que le syndic (ou un copropriétaire) inscrive une résolution à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Les copropriétaires voteront ensuite pour valider ou non cette démarche.
Un DTG vivement recommandé pour les copropriétés de plus de 15 ans soumises au PPPT
Avec la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, toutes les copropriétés de plus de 15 ans ont désormais l’obligation de réaliser un PPPT (Projet de Plan Pluriannuel de Travaux). Or, un PPPT solide nécessite une vision précise de l'état du bâtiment.
S’il n’est pas obligatoire à proprement parler, le DTG se présente tout de même comme l'outil le plus adapté pour identifier les travaux prioritaires et bâtir un plan d'action sur 10 ans.
Lexique : PPT et PPPT, quelle différence ?
Une fois voté en assemblée générale, le PPPT devient le PPT (Plan Pluriannuel de Travaux) définitif. C'est ce dernier qui engage officiellement la copropriété dans sa stratégie de rénovation et sert de référence pour les années à venir.
DTG,, audit énergétique, PPPT et DPE collectif : quelles différences et comment les articuler ?

Le DPE collectif, l’audit énergétique, le PPPT et le DTG ne poursuivent pas exactement le même objectif, même s’ils se complètent.
Le DPE collectif est un outil de mesure : il évalue la performance énergétique globale de l’immeuble et le classe de A à G, sans proposer de plan d’action détaillé.
L’audit énergétique va plus loin : il analyse les déperditions, modélise plusieurs scénarios de travaux et chiffre les gains énergétiques attendus ; il sert de base stratégique à une rénovation ambitieuse.
Le PPPT (Projet de Plan Pluriannuel de Travaux), lui, organise et budgétise dans le temps les travaux nécessaires à la conservation et à l’amélioration du bâtiment sur 10 ans.
Enfin, le DTG (Diagnostic Technique Global) est l’outil le plus complet : il englobe un bilan architectural et technique de l’immeuble, intègre la dimension énergétique (souvent via un audit) et permet d’alimenter le PPPT. Autrement dit, le DPE mesure, l’audit projette, le PPPT planifie… et le DTG coordonne l’ensemble dans une vision globale de la copropriété.
Ce qui change en 2026
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, toutes les copropriétés, quelle que soit leur taille, devront disposer d'un DPE collectif. Ce diagnostic énergétique, imposé par la loi Climat et Résilience, doit être renouvelé tous les 10 ans et reste à la charge des copropriétaires.
Rénovation énergétique : quelle synergie entre ces outils ?
Ces différents diagnostics de l’immeuble s’articulent pour offrir une vision globale de la copropriété et permettre à la copropriété de structurer un projet de rénovation efficace et cohérent :
- le DPE collectif constitue le premier diagnostic, puisqu’il renseigne la copropriété sur sa performance énergétique et justifie le besoin d'éventuels travaux de rénovation énergétique ;
- l'audit énergétique va beaucoup plus loin que le DPE, en proposant des scénarios de travaux de rénovation énergétique que le DTG intégrera dans sa vision globale ;
- le DTG croise les enjeux énergétiques avec l'état structurel du bâtiment pour hiérarchiser l'ensemble des travaux nécessaires ;
- le PPT exploite les conclusions du DTG pour proposer un plan d'action réaliste et budgété sur 10 ans.
En combinant ces outils de manière structurée, la copropriété dispose ainsi d'une feuille de route complète pour engager sa rénovation dans les meilleures conditions.
DTG : entre risques d'inaction et opportunités stratégiques
Quels risques en cas d’absence de DTG ?
Reporter ou négliger le DTG expose la copropriété à plusieurs conséquences :
- des coûts amplifiés : sans diagnostic préventif, les petits désordres de la copropriété peuvent évoluer en sinistres majeurs nécessitant des travaux d'urgence bien plus onéreux ;
- l'impossibilité d'accéder aux aides : MaPrimeRénov' Copropriété et les autres aides exigent une vision globale et cohérente que seul le DTG peut fournir ;
- un risque juridique et de dévalorisation : en cas de mise en copropriété, d'arrêté de péril ou de vente de lots, l'absence de DTG peut induire des risques juridiques et la dévalorisation du bien.
Anticiper plutôt que subir : l’intérêt stratégique du DTG
Certaines copropriétés découvrent leurs problèmes techniques quand il est déjà trop tard. Concrètement, une façade fissurée, dont les infiltrations ont dégradé la structure, oblige à des travaux d’urgence bien plus lourds qu’une simple réparation bien anticipée.
De la même manière, une fissure traversante non traitée peut fragiliser progressivement un mur porteur, tandis qu’une cave durablement humide peut révéler des remontées capillaires ou un défaut d’étanchéité des fondations.
Dans ces situations, ce qui aurait pu être une intervention ciblée devient rapidement un chantier global, plus coûteux et plus complexe à gérer pour la copropriété.
Le DTG sert justement à éviter de se retrouver dans cette situation : il offre une vision à 10 ans des travaux nécessaires et transforme profondément la gestion de la copropriété. Il identifie les dégradations avant qu'elles ne deviennent critiques, hiérarchise les priorités et permet de lisser les investissements dans le temps.
Au-delà de cet aspect, le DTG apparaît également comme un levier réglementaire : avec le PPT désormais obligatoire pour les copropriétés de plus de 15 ans et des exigences croissantes sur la performance énergétique, le DTG s'impose comme un socle technique pour répondre à ces obligations et sécuriser la stratégie de rénovation.
Comment intégrer le DTG dans un projet de rénovation globale ?
Le DTG constitue le point de départ de toute rénovation énergétique réussie. En effet, il intègre un volet énergétique (souvent basé sur le DPE collectif) et croise ces données avec l’état structurel du bâtiment.
En identifiant les priorités techniques, le DTG permet de bâtir un scénario de rénovation cohérent, où chaque intervention s’inscrit dans une logique globale. Puisqu’il met en évidence la pertinence du projet, il facilite aussi l'accès aux aides financières mobilisables proposées par les pouvoirs publics.
Faites-vous accompagner par notre bureau d'études spécialisé


.avif)
.avif)

.avif)



.jpg)

.jpeg)
.jpg)
