Classement des métropoles où la rénovation énergétique est le plus subventionnée (revenus intermédiaires et supérieurs)

Disclaimer

Nous tenons à préciser que les montants d’aides présentés sont calculés tels qu’existant au 30 d’avril 2024. Ils sont donc susceptibles d’évoluer avec le temps.

Le classement a été fait dans l’optique de se positionner à la place d’un propriétaire d’un logement individuel de l’une de ces métropoles. Le montant des aides indiqué est donc un cumul des aides au niveau métropole, département et région associés à la métropole. 

Pourquoi avons-nous fait le choix des revenus intermédiaires et supérieurs ? D’une part parce qu’il fallait réduire l'étude à une typologie de ménage afin d’avoir des résultats les plus précis et les plus fiables possible. D’autre part parce que nous souhaitions montrer que les aides ne concernent pas que les ménages modestes et très modestes. Les ménages intermédiaires et supérieurs aussi peuvent aussi être très aidés pour leur projet de rénovation énergétique. 

Analyse et précisions d’Ithaque

Les collectivités territoriales (villes, départements, métropoles, régions) ont un rôle pilier dans l’accélération de la transition énergétique en général et de la rénovation énergétique en particulier. 

De par leur connaissance du terrain, elles sont en mesure d’agrémenter les politiques de l’Etat en matière de rénovation énergétique tant aussi bien sur le financement que sur l’accompagnement. 

Grâce à cette étude nous avons pu mesurer les incroyables efforts déployés par les collectivités pour inciter les particuliers à s’engager dans la rénovation énergétique. Si notre étude reste concentrée sur la dimension financement, il ne faut pas oublier la dimension accompagnement - plus difficilement mesurable - sur laquelle ces collectivités sont également très actives. 

Parmi les complémentarité aides locales / aides nationales, on peut citer l’exemple des 7 métropoles qui incitent fortement les particuliers à utiliser des matériaux bio-sourcés dans leurs projets de rénovation énergétique : Toulouse, Grenoble, Nantes, Orléans, Nancy, Lyon et Rouen. Les travaux de rénovation énergétique sont particulièrement émetteurs de GES et l’utilisation de matériaux bio-sourcés permet de réduire drastiquement les GES d’un chantier chantier. Ils sont aussi, la majorité du temps, plus performants que les matériaux conventionnels sur le confort d’été. 

A noter que les métropoles en bas du classement ne sont pas en reste. Si elles sont à 0€ ici, elles proposent d’autres programmes d’aide avec pour but de combler les manques de Ma Prime Renov’. Par exemple, la métropole de Brest finance les projets d’auto-isolation des logements par les ménages.
D’autres métropoles proposent une aide non pas financière mais de moyens. Ainsi, la métropole de Tours propose un accompagnement poussé du projet de rénovation sur tous les aspects de la rénovation y compris la mise en relation avec des partenaires travaux de la métropole ou la gestion et le suivi des dossiers de subvention.
Enfin, d’autres métropoles concentrent leurs actions sur le financement des modestes et des très modestes, ce qui est notamment le cas des métropoles de Brest et Tours par exemple. 

Le classement est donc plutôt représentatif des métropoles les plus investies pour la rénovation énergétique mais il ne permet pas d’avoir une représentation parfaite des métropoles les plus investies pour la rénovation énergétique de leur territoire. 

L’étude n’a pas la prétention de faire un tableau exhaustif des dispositifs mis en place pour aider les particuliers à se lancer dans la rénovation énergétique. Nous ne pouvons que conseiller à chaque particulier de se rapprocher du guichet France Rénov le plus proche de son domicile, ou de contacter un accompagnateur Rénov, afin d’avoir une vision complète des dispositifs d’aide s’offrant à lui. 

Méthodologie

Méthodologie appliquée pour l’étude :

  • Récupération de toutes les aides pour les 22 métropoles françaises via le site de l’ANIL, le site dédié de chaque métropole, les conseillers en rénovation de la métropole, ou un cadre de la métropole du programme de rénovation énergétique. 
    • on a intégré :
      • subventions forfaitaires
      • subventions en % d’un montant de travaux
    • on a exclu (car le montant est trop variable pour être pris en considération dans un classement)
      • exonérations de charge foncière
  • Estimation du montant des travaux avec une base de données interne → permet de calculer les aides qui sont un pourcentage du montant des travaux
  • Nous n’avons pas pris en compte les aides au financement pour financer une assistance à maîtrise d’ouvrage. 
  • Nous n’avons comptabilisé que les aides locales pour lesquelles nous étions 100% sûr de leur véracité (montant, encore d’actualité, conditions d’éligibilité).
  • On a choisi de prendre en compte dans les classements le meilleur scénario de chauffage en termes de montant d’aides. 

Profil du propriétaire choisi :

  • propriétaire occupant d’une maison de 100m2, qui existe depuis +15 ans
  • catégorie de revenus intermédiaire (violet) au sens de MaPrimeRénov 2024
  • catégorie de revenus supérieurs (rose) au sens de MaPrimeRénov 2024
  • projet de travaux éligible au parcours accompagné de Ma Prime Renov’

Scénario de travaux étudié : 

  • passage d’un DPE F à B : gain de 4 classes, arrivée à BBC
  • les travaux sont réalisés avec des matériaux biosourcés
  • ITI, ITE, changement fenêtres, changement syst chauffage, VMC double flux
  • Entre 85 000€ (option 1) et 96 000€ (option 2) HT de travaux liés à la rénovation énergétique
  • Deux options possibles pour le système de chauffage et c’est la solution la mieux financée qui a été retenue dans le classement :
    • Option 1 : PAC double service Air Eau
    • Option 2 : chaudière biomasse + chauffe-eau solaire.
  • Travaux sur maison de 100 m² sur deux niveaux égaux.
  • Utilisation de matériaux biosourcés sur au moins un poste de travaux

 

Plus en détails

Voici le détail des montants des travaux (en bleu l’option de chauffage 1, en vert l’option de chauffage 2) : 

Rappel de la règle d'écrêtement - À rappeler pour ne pas induire en erreur les particuliers

C’est un mécanisme essentiel pour comprendre le pourcentage maximum du montant TTC des dépenses éligibles aux aides qu’un ménage peut toucher, toutes aides confondues (nationales, régionales, départementales, métropolitaines et communales), en fonction de la catégorie de revenu auquel il appartient dans la nomenclature Ma Prime Renov’ (très modeste, modeste, intermédiaire, aisé). Dans le cadre des aides à la rénovation, les dépenses éligibles sont les dépenses qui sont directement liées aux travaux de rénovation visant à améliorer l'efficacité énergétique.

Par exemple, un ménage dont le revenu est intermédiaire ne pourra voir ses travaux TTC pris en charge qu’à hauteur de 60% du montant des dépenses éligibles aux aides, toutes aides confondues. Il devra donc régler de sa poche au moins 40% du montant des travaux éligibles aux aides.

Cependant, pour les ménages aux revenus très modestes, 100% du montant TTC des dépenses éligibles peuvent être pris en charge si toutes les aides additionnées le permettent. Pour les ménages aux revenus modestes, c’est 80%, et ceux aux revenus supérieurs c’est 40%.

Classements des métropoles où la rénovation est la plus subventionnée pour un propriétaire d'une maison

Les métropoles de Saint-Etienne, Orléans, Lille, Marseille, Toulon et Metz ne sont pas indiquées dans le classement car nous n’avons pas pu vérifier les montants d’aides pour les 3 raisons suivantes : 

  • les informations ne sont pas à jour sur internet
  • impossible de contacter un conseiller en rénovation de la métropole (refus de répondre ou non joignable)
  • impossible de contacter un cadre du programme de rénovation de la métropole via le service presse de la métropole